Simulateur d’indemnité de rupture conventionnelle
Cette simulation de l’indemnité de rupture conventionnelle calcule l’indemnité minimale à partir du salaire de référence et de l’ancienneté, puis estime, pour le montant convenu, la part imposable, la CSG-CRDS, la contribution patronale de 40 % et le net.
Chiffres mis à jour le 07/11/2026
Indemnité minimale
1/4 de mois
de salaire par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà
Contribution patronale
40 %
de la part exonérée de cotisations, en 2026
Plafond social
96 120 €
2 PASS exonérés de cotisations au plus
Plafond fiscal
288 360 €
6 PASS exonérés d'impôt au plus
Simuler une indemnité de rupture conventionnelle
Moins de 12 mois de présence : moyenne de tous les mois travaillés. Ancienneté comptée jusqu'à la date de fin du contrat. Minimum conventionnel : montant prévu par la convention collective, le contrat ou un usage, retenu s'il est plus élevé que l'indemnité légale.
N-1 : rémunération annuelle brute de l'année civile qui précède la rupture (0 si aucune).
| Élément | Montant |
|---|---|
| Indemnité légale | 5 312,50 € |
| Indemnité minimale retenue | 5 312,50 € |
| Indemnité brute convenue | 8 000,00 € |
| Part exonérée d'impôt sur le revenu | 8 000,00 € |
| Part imposable | 0,00 € |
| Part exonérée de cotisations | 8 000,00 € |
| Part soumise à cotisations | 0,00 € |
| Part exonérée de CSG-CRDS | 5 312,50 € |
| Assiette CSG-CRDS | 2 687,50 € |
| CSG (9,20 %) | 247,25 € |
| CRDS (0,50 %) | 13,44 € |
| Contribution patronale (40 % de la part exonérée de cotisations) | 3 200,00 € |
| Coût pour l'employeur (indemnité + contribution) | 11 200,00 € |
| Net estimé (indemnité - CSG - CRDS) | 7 739,31 € |
Salaire de référence : 2 500,00 € (moyenne des 12 derniers mois, la plus favorable). Ancienneté : 8 ans et 6 mois. Indemnité légale : 2 500,00 € × 1/4 × 102/12 = 5 312,50 €. Non calculés : cotisations sur la part soumise, impôt sur le revenu.
Estimation selon les règles 2026 (PASS 48 060 €). Ne calcule ni les cotisations sur la part soumise, ni l'impôt sur le revenu dû.
À retenir
- Minimum légal : 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, 1/3 au-delà.
- Contribution patronale de 40 % sur la part exonérée de cotisations.
- Exonération de cotisations limitée à 96 120 € en 2026.
- Exonération d’impôt plafonnée à 288 360 € pour un salarié sans droit à pension de retraite.
Simulation de l’indemnité de rupture conventionnelle : mode d’emploi
Saisissez le salaire brut mensuel moyen sur 12 mois, la moyenne des 3 derniers mois hors prime, la prime annuelle ou exceptionnelle versée sur ces 3 mois, puis l’ancienneté en années et mois complets jusqu’à la fin du contrat.
- Minimum conventionnel (facultatif) : montant prévu par la convention collective, le contrat ou un usage, retenu s’il dépasse l’indemnité légale ; l’outil ne connaît aucune convention.
- Indemnité brute convenue (facultative) : sans elle, seul le minimum est calculé.
- Rémunération annuelle brute de l’année civile qui précède la rupture.
- Droit à une pension de retraite de base à la date de rupture : case à cocher le cas échéant.
Les résultats se recalculent à chaque saisie, avec une alerte si le montant convenu passe sous le minimum.

Illustration générée par intelligence artificielle
Méthode de calcul et formule
L’indemnité ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 au-delà, les années incomplètes étant comptées au prorata des mois complets. Le salaire de référence est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois augmentée de 1/12 de la prime.
En brut ou en net, l’indemnité de rupture conventionnelle dépend ensuite de quatre règles :
- Impôt sur le revenu : l’indemnité est imposable dès le 1er euro si le salarié peut bénéficier d’une pension de retraite d’un régime légalement obligatoire au jour de la rupture. Sinon, l’indemnité minimale est exonérée en totalité ; au-delà, l’exonération est limitée au plus élevé de 2 fois la rémunération annuelle brute de l’année précédant la rupture ou de la moitié de l’indemnité, dans la limite de 288 360 €.
- Cotisations sociales : exonération à hauteur du plus élevé de trois seuils (indemnité légale ou conventionnelle, moitié de l’indemnité, double de la rémunération brute de l’année précédente), dans la limite de 96 120 € en 2026. Au-delà de 480 600 €, l’indemnité est intégralement soumise aux cotisations et à la CSG-CRDS.
- CSG-CRDS : exonération à hauteur du plus faible entre l’indemnité légale ou conventionnelle et la part non soumise aux cotisations ; le surplus supporte la CSG à 9,20 % et la CRDS à 0,50 %.
- Contribution patronale : 40 % de la part exonérée de cotisations, pour les ruptures dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026.
Deux exemples chiffrés
Exemple 1 : valeurs par défaut (salaire de référence de 2 500 €, 8 ans et 6 mois d’ancienneté, 8 000 € convenus, 30 000 € de rémunération sur l’année précédente, sans droit à pension). Exemple 2 : cas à 100 000 € publié par Service Public, complété d’un salaire de référence de 2 000 €, de 10 ans d’ancienneté et de 50 000 € de rémunération sur l’année précédente.
| Ligne de résultat | Exemple 1 | Exemple 2 |
|---|---|---|
| Part exonérée d’impôt sur le revenu | 8 000,00 € | 100 000,00 € |
| Part exonérée de cotisations | 8 000,00 € | 96 120,00 € |
| CSG (9,20 %) | 247,25 € | 8 740,00 € |
| CRDS (0,50 %) | 13,44 € | 475,00 € |
| Contribution patronale (40 %) | 3 200,00 € | 38 448,00 € |
| Net estimé | 7 739,31 € | 90 785,00 € |
Dans l’exemple 1, l’indemnité légale vaut 2 500 × 1/4 × 102/12, soit 5 312,50 €, et constitue la part exonérée de CSG-CRDS ; le coût pour l’employeur atteint 11 200,00 €. Dans l’exemple 2, les 3 880 € au-delà de 96 120 € sont soumis à cotisations. Cocher le droit à pension dans l’exemple 1 rend les 8 000 € imposables, sans autre changement.
Ce que le simulateur ne calcule pas
Le résultat reste une estimation. Côté charges sociales sur l’indemnité de rupture conventionnelle, le net estimé ne déduit que la CSG et la CRDS, et le coût pour l’employeur n’ajoute que la contribution de 40 % : les cotisations sur la part soumise ne sont pas calculées. Restent aussi hors calcul :
- l’impôt sur le revenu dû sur la part imposable ;
- les allocations chômage ;
- les périodes successives à temps plein et à temps partiel ;
- le cumul avec une indemnité de mandat social.
En cas d’arrêt maladie récent, saisissez les salaires des mois précédant l’arrêt. La procédure est présentée dans le guide de la rupture conventionnelle.
Sources et méthode
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